dimanche 17 mai 2009

Raconter une histoire/poser une question

Pour écouter les chansons ci-dessous allez sur
http://www.imeem.com/lesescrocs/music/RWsz5usC/les-escrocs-simone-la-neige/


Les Escrocs – Simone à la neige

Simone est allée à la neige,

Avec son petit pull over beige,

Elle ne veut pas attraper froid,

Habillée jusqu'au bout des doigts.

Simone, apprentie boulangère,

Habite dans le Loir et Cher.

Comme elle n'a pas de gros moyens,

Elle y est allée par le train.

Simone a le cœur gros,

Du courage, il en faut,

Simone a le cœur lourd,

Ne connait pas l'amour.

Simone est pas jolie.

Non.Elle n'a pas d'ami,

Et le soir, dans son lit, elle s'ennuie.

Simone espère y rencontrer(à la neige...)

Celui qui voudra l'épouser,(un mari...)

Mais elle n'a pas encore trouvé.

Simone est très mal habillée(ses habits...)

Dans son petit hôtel modeste,

Simone enfile son horrible veste,(pas jolie...)

Ses souliers bleus et tout le reste,

Et son petit parfum qui empeste.

Simone a le cœur gros,

Du courage, il en faut,

Simone a le cœur lourd,

Ne connait pas l'amour.

Simone est pas jolie.

Non.Elle n'a pas d'ami,

Et le soir, dans son lit, elle s'ennuie.

C'est la vie, pauvre Simone,

C'est comme ça, non, ne pleure pas.

C'est la vie, pauvre Simone,

C'est comme ça, la la la la.

Simone est allée à la neige

Avec son petit pull over beige.

Simone racontera son séjour

À ses parents, à son retour.

Elle force sur les esquimaux,

Simone a pris quelques kilos.

Elle force aussi sur les gâteaux,(Trop, c'est trop, trop c'est trop...)


Les Escrocs – Simone à la mer

Simone est allée à la mer

Avec son mono-bikini,

Dans une main son Marie-Claire,

Dans l'autre main son Martini.

Simone apprentie boulangère

Est devenue femme d'affaires.

Sur une plage du Cap-Vert,

(Elle) bronze à l'endroit, bronze à l'envers.

Simone est allongée sous les cocotiers,

Elle répète à ses trois fiancés :

Passez-moi de la crème sur mes érythèmes

Caressez-moi, dites-moi : je t'aime.

La petite Simone a bien changé.

Elle a cessé de trop manger.

Elle a perdu tous ses kilos,

Elle n'a plus que la peau sur les os.

Du coup, les hommes lui courent après

Et toutes les grosses lui envient son secret,

Sa collection de midinets,

Et son Austin rose cabriolet.

Simone est allongée sous les cocotiers,

Elle répète à ses trois fiancés :

Passez-moi de la crème sur mes érythèmes

Caressez-moi, dites-moi : je t'aime.

Simone apprentie millionaire

Est devenue femme d'affaires.

Sur une plage du Cap-Vert,

Elle s'en est allée à la mer.

Elle... est... a...llée... à... la... mer.

Simone est allée à la mer

Sur une plage du Cap-Vert.

Essayons de répondre aux questions suivantes pour retracer l’histoire de Simone:

1ère partie

- Qui est Simone? Simone est …

- Où est-elle allée au début? Elle est allée …

- Elle habite où? Elle habite …

- Comment est - elle habillée ? Elle a …

et elle est habillée …

- Comment est-elle de point de vue physique?

Elle est …

- Elle a de l’argent? Oui/Non, …

- Elle a un ami/des amis? Oui/Non, …

- Qu’est-ce qu’elle sent?

Elle est …

Elle a …

- Donnez un titre à cette première partie de l’histoire de Simone: …

2ème partie

- Où est-elle allée maintenant? Elle est allée …

- Qu’est-ce qu’elle est devenue? Elle est devenue …

- Que fait-elle sur la plage? Elle …

- Que demande-t-elle à ses fiancés? Elle leur demande de …

- Comment est-elle maintenant de point de vue physique?

Elle a …

Donc elle est …

- Pourquoi on l’envie? On l’envie pour

son … , sa … et son …

- Donnez un titre à cette deuxième partie de l’histoire de Simone: …

Explications:

1 – habillée d’une manière excessive

2 - Le département de Loir-et-Cher est un département français situé dans la Région Centre. Son nom provient de deux rivières le traversant, le Loir au nord et le Cher au sud.

3- n’a pas beaucoup d’argent

4- est triste, découragée

5- met/passe rapidement

6- sent mauvais

7 – mange beaucoup de gâteaux


Explications:

1- revue pour les femmes

2- un cocktail à base de gin et de vermouth blanc sec servi dans un verre à cocktail, accompagnée d'un zeste de citron ou d'une olive verte

3- pays insulaire de l'océan Atlantique au large de l'Afrique

4- petites inflammations rouges sur la peau

5- l’aiment

6- bijoux?

7- Aston Martin, voiture américaine

Qui sont... Les Escrocs?

Groupe impertinent et drôle, les Escrocs apportent une touche swing à la chanson française à travers des titres bien ancrés dans la vie quotidienne.
Originaires de Paris et de la région parisienne, les trois membres du groupe sont tous nés dans les années 60. Eric Toulis, Hervé Coury et Didier Morel ont un autre point commun qui est leur goût immodéré pour la musique, tous secteurs confondus. S'ils ont été bercés au son des Beatles et des Rolling Stones dans leur tendre enfance, leurs chemins musicaux se sont orientés par la suite vers de multiples influences, telles la soul, le jazz, le reggae, la salsa, et bien sûr la chanson française de Boby Lapointe à Charles Aznavour en passant par Damia ou Michèle Torr.

A partir de ces innombrables ingrédients, les trois amis concoctent une savante recette musicale, fringante et humoristique, qu'ils rodent pendant près de dix ans en jouant dans le métro, dans la rue et dans diverses fêtes et petits concerts de quartier. Eric, parolier du groupe, en est aussi le chanteur. Hervé est le spécialiste des cuivres et des instruments à vent, tandis que Didier récupère tout objet qu'il peut transformer en percussion. Mais, en fait, les trois compères sont multi-instrumentistes.

Cliquez sur l'adresse ci-dessous pour écouter quelques-unes de leurs chansons.
my imeem playlist

vendredi 8 mai 2009

Qui a vu Coco...?


Coco Chanel, un nom qui rime avec élégance, avec luxe, avec discrétion aussi. La fameuse créatrice a mis au point deux grands classiques : la petite robe noire, toute simple, et le parfum, ce célébre No. 5 que Marilyne Monroe portait pour dormir. Gabrielle Chanel est une " cousette " qui a accédé aux plus hautes marches de la haute couture. La légende de Gabrielle Chanel ressemble à ses créations, en portant haut l'anticonformisme.
De l'enfance de Coco, on ne connaît pas grand-chose. La grande dame a ouvré toute sa vie pour " masquer ses origines ", comme l'a noté Edmonde Charles-Roux dans son ouvrage consacré à la créatrice . Elle est née à Saumur, le 19 août 1883. La petite Gabrielle est alors la deuxième fille illégitime d'Albert Chanel, un camelot, et Jeanne Devolle, couturière. La mère de la fillette meurt, épuisée par ses grossesses successives, à trente-trois ans à peine. Gabrielle a douze ans tout juste. Bientôt, un second coup du sort s'abat sur elle : son père l'abandonne, et va tenter sa chance en Amérique. Il ne reviendra jamais. Elle devient une orpheline, mot qu'elle ne pourra entendre, sa vie durant, sans être " glacée d'effroi ". La jeune fille est confiée à des religieuses, près de Brive, puis à Moulins. Elle apprendra la couture auprès d'elles.
Moulins est une ville de garnison, Gabrielle est une jolie cousette, et elle a de l'ambition à revendre. " Tout engagée dans la guerre de plaire ", elle passe ses soirées à chanter devant des soldats Qui qu'a vu Coco dans le Trocadéro. Elle devient bientôt une sorte de mascotte, et gagne un surnom au passage.
Mais elle n'est guère douée pour la chansonnette : un gentleman, Etienne Balsan, l'arrache à cette vie et l'emmène dans son château. Elle y rencontrera son premier véritable amour : Arthur Capel, dit Boy. Gabrielle sera durant neuf ans la compagne de ce riche Anglais au passé trouble. C'est lui qui le premier croit à sa volonté de travailler, de ne pas être une femme entretenue. Il lui offre sa première boutique de modiste, Chanel Modes, au 21, rue Cambon à Paris. Adresse qui restera sienne jusqu'à la fin de sa vie.
Gabrielle Chanel entame sa carrière pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses mots d'ordre : libérer le corps de la femme, jouer avec des étoffes inédites. Elle abandonne les vêtements cintrés à la taille et habille les élégantes en jersey. Son succès est immédiat : en trois ans, elle trouve le moyen de rembourser intégralement " Boy " de son investissement. Elle emploie alors 300 ouvrières. Elle connaît, professionnellement, un état de grâce pendant plusieurs années. Elle est ainsi la première créatrice de mode à lancer son propre parfum, le fameux No. 5. Elle est la première aussi à inventer de faux bijoux, le sac en bandoulière, le costume de sport pour les femmes. Parallèlement, elle fréquente l'élite artistique de Paris : Cocteau, Picasso, Diaghilev, et même Stravinsky, dont elle finance le Sacre du printemps.
Malgré quelques heurts, au début des années trente, la marque Coco Chanel résiste assez bien au temps. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Elle licencie alors tout son personnel, ferme boutique, et élit domicile au Ritz. Elle y entretient une liaison avec Hans Gunter von D, officier de la Wehrmacht. Après la Libération, il lui faudra quelques années pour retrouver sa crédibilité. Elle ne réintègre d'ailleurs sa boutique qu'en 1953. Marylin Monroe, Jacky Kennedy adoptent ses vêtements et lui font, dans la foulée, la meilleure des publicités. Folle de travail, Chanel continue son activité jusqu'à sa mort, à quatre-vingt-sept ans, en 1971. Sans se renier, mais aussi seule, et sans comprendre les récentes évolutions de la société : pour elle, une mini-jupe était une hérésie, vulgaire de surcroît.

Regardez la bande-annonce du film Coco avant Chanel


jeudi 7 mai 2009

COMMUNIQUER EN CLASSE DE FLE

Les symboles de l’Union européenne


Quels sont les symboles de l’Union européenne ?

Les symboles de l’Union européenne sont au nombre de quatre.

Le drapeau européen

En 1986, le drapeau aux douze étoiles à cinq branches disposées en cercle sur un fond bleu devient le drapeau officiel de l’Union. Ce drapeau était depuis 1955 celui du Conseil de l’Europe. Ce dernier n’est pas une institution de l’UE, mais une organisation intergouvernementale chargée de promouvoir la démocratie et le pluralisme politique et de défendre les droits de l’homme. Le nombre d’étoiles n’est pas lié au nombre d’États membres et ne changera pas avec les élargissements futurs. Leur nombre de 12 symbolise la plénitude et la complétude. Leur disposition en cercle représente la solidarité et l’harmonie entre les peuples de l’Europe. Chaque pays conserve parallèlement son drapeau national.

L’hymne européen

En juin 1985, les chefs d’État et de gouvernement réunis en Conseil européen à Milan décident de faire de "l’Ode à la joie", prélude du dernier mouvement de la 9e symphonie de Beethoven, l’hymne officiel de l’Union. Cette musique était déjà l’hymne du Conseil de l’Europe depuis 1972. L’Ode à la joie est la mise en musique du poème du même nom de Friedrich von Schiller qui évoque la fraternisation de tous les hommes. L’hymne européen ne comporte pas de paroles officielles et ne remplace pas les hymnes nationaux des États membres.

La journée de l’Europe, le 9 mai

Au même Conseil européen de Milan de 1985, les chefs d’État et de gouvernement décident que chaque année se tiendra le 9 mai une "journée de l’Europe". Celle-ci commémore la Déclaration de Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, du 9 mai 1950. Ce texte appelait la France, l’Allemagne et d’autres pays européens à mettre en commun leur production de charbon et d’acier, première d’une organisation européenne. Le 18 avril 1951, le traité de Paris, signé par la RFA, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas, consacrait la mise en place de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA).

La monnaie unique, l'euro

Le 1er janvier 1999, l’euro est devenu la monnaie unique de 11 États membres de l’UE. Ils ont été rejoints ensuite par quatre autres pays, la zone euro comptant depuis le 1er janvier 2008 quinze États parmi les 27 Etats de l’Union. Cependant, les pièces et billets en euro ne circulent dans la zone euro que depuis le 1er janvier 2002. Bien que le Royaume-Uni, le Danemark et la Suède et sept des dix pays qui ont adhéré à l’Union européenne en mai 2004 ne fassent pas partie de la zone euro, ni non plus la Bulgarie et la Roumanie, on peut considérer que la "monnaie unique" constitue désormais un symbole concret et quotidien de l’Union européenne.

Testez vos connaissances sur les symboles de l'Union Européenne sur
http://www.quizz.biz/quizz-28244.html

vendredi 1 mai 2009

Le verlan

Le verlan

Les jeunes en particulier aiment modifier les mots ordinaires pour s'amuser. Un jeu de mots populaire est le VERLAN, qui consiste à dire les syllabes des mots à l'envers ("verlan" est d'ailleurs le verlan de "l'envers"!), un peu comme le piglatin en anglais.

Par exemple, "manger" devient "géman", "pétard" devient "tarpé", etc.

Le premier mot est en langue soutenue, le second en langue familière et le troisième en verlan.

un policier

un flic

flic = fli + que
verlan = que + fli
-li tombe

un keuf

un homme

un mec

mec = mè + que
verlan = que + mè
-è tombe
un keum

une femme

une gonzesse

femme = fa + me
verlan = me + fa
-a tombe
une meuf

nu

à poil

poil = p + oil
verlan = oil + p
à oilpé

une voiture

une bagnole

bagnole = ba + gnol(e)
verlan = gnol(e) + ba
une gnolba

une cigarette de cannabis

un joint, un pétard

pétard = pé + tard
verlan = tar(d) + pé
un tarpé

un disque

disque = di + sque
verlan = sque + di
le i tombe
un skeud

Voilà un exemple de phrase en verlan. Pouvez-vous deviner ce qu'elle veut dire?

... et en français soutenu

Lisez davantage sur le verlan sur http://monsu.desiderio.free.fr/curiosites/verlan1.html

mercredi 29 avril 2009

Le muguet du 1er mai

muguet

Origine et la tradition du muguet du 1er mai

Le muguet

Le muguet est une fleur "porte-bonheur" qu'on offre habituellement le 1er mai, jour de la fête du travail. Cette tradition date de 1561, année ou le roi Charles X décida d’en offrir à toutes les dames de la cour. Comme il en avait reçu à cette même date, l’idée lui plût et c’est lui qui lança cette bonne habitude !
Le nom latin du muguet est : convallaria maïalis. En anglais on l'appelle: Lily of the Valley, c'est joli, non ?

attention muguetPour cueillir un brin de muguet il est préférable d'utiliser des ciseaux car il faut faire attention de ne pas arracher sa tige souterraine. Dans certains régions cette fleur est protégée. Si on arrache ses "racines" ou plus exactement ses rhizomes qui portent les racines, le muguet ne pourra plus refleurir au prochain mois de mai.

fete du travail

Fête du Travail

Le 1er Mai est le jour de la ‘Fête du travail’. C’est pendant la seconde guerre mondiale, en 1941, sous le gouvernement de Vichy, que cette date fut officialisée. En 1947, à la Libération, le 1er Mai devient un jour férié et payé. Depuis, la plupart des pays d’Europe ne travaillent pas ce jour-là et tout le monde profite ainsi d’un week-end de trois jours à l’arrivée du beau temps !



De vous à moi - les temps du passé



Julio Iglesias - De vous a moi
Asculta mai multe audio Muzica »
Ecoutez la chanson et notez les verbes qui manquent:
De vous à moi
J' ............ qu'il y ................... des kilomètres
Comme si j' .............. des barrières à mettre
Me protéger de je ne sais quoi
De vous à moi
J '...............qu'il y ................... des mots à taire
Pour garder un peu de mystère
Et ne savoir jamais le poids

De vous à moi
J' ............. trop souvent ....................le contraire
De ce que je ....................bien faire
Alors que de vous à moi
Il n'y ................... qu'un pas à faire, qu'un pas à faire

De vous à moi
J'ai cru qu'il y avait de l'impossible
Pour ne pas être soi même la cible
De ces images que l'on renvoie
De vous à nous
J' .................. douté des chemins que j' .........................
Alors qu'on ................... cette envie
D'attendre un rendez-vous

De vous à moi
J'.................. trop souvent .................... me défendre
De cet amour qui fait peur à prendre
Alors que de vous à moi
Je n' ................. qu'à tendre le bras, tendre le bras

De vous à moi
Je ne sais pas recevoir les cadeaux
Comme cet amour que je .....................retenir
Alors que de vous à moi
Je n' avais qu'un mot à dire, qu'un mot à dire

De vous à moi, qu'un mot à dire.......

dimanche 26 avril 2009

Cinéma français contemporain

Regardez la bande annonce et notez:
1. Le nom du film
2. Le nom du personnage principal masculin (un chanteur très connu)
3. Le sujet du film en quelques lignes
4. Dites si vous aimeriez regarder le film. Pourquoi?

Celle que j'aime sur CineMovies.fr

jeudi 23 avril 2009

Damien Sargue et Cecilia Cara - Aimer



Fiche pédagogique: Damien Sargue et Cecilia Cara - Aimer


Niveau: A2/B1

Thèmes: l’amour/faire une déclaration d’amour

Objectifs:

- employer l’infinitif sujet
- parler de ses sentiments
- faire une déclaration d’amour

1. Mise en route:
- écrivez tous les mots auxquels vous fait penser le verbe Aimer (mise en commun)
- continuez la phrase : Aimer c’est/signifie… (mise en commun)

2. Avec le clip:
Visionner le clip
- Quelle relation y a-t-il entre les personages du clip, selon vous?
- Quel fameux couple d’amoureux rappellent-ils?
- Quelle langue parle-t-on au début du clip? Pourquoi, à votre avis?
- Quel est l’endroit qui apparaît dans le clip où l’on fait une déclaration d’amour ? Imaginez d’autres endroits où on pourrait faire une déclaration d’amour. Justifiez votre choix.

3. Avec les paroles:
Visionner une nouvelle fois le clip
Complétez le texte de la chanson avec les verbes qui manquent à l’infinitif:


Aimer, c'est ce qu'y a d'plus beau
Aimer, c'est ………….. si haut
Et ……………. les ailes des oiseaux
Aimer, c'est ce qu'y a d'plus beau


Aimer, c'est ……………le temps
Aimer, c'est …………… vivant
Et ………………au coeur d'un volcan
Aimer, c'est c'qu'y a d'plus grand

Aimer, c'est plus fort que tout
………………, le meilleur de nous
Aimer, et …………….son coeur
Aimer, pour avoir moins peur


Aimer, c'est ce qu'y a d'plus beau
Aimer, c'est monter si haut
Et toucher les ailes des oiseaux
Aimer, c'est ce qu'y a d'plus beau
Aimer, c'est voler le temps
Aimer, c'est rester vivant
Et brûler au coeur d'un volcan
Aimer, c'est c'qu'y a d'plus grand


Aimer, c'est …………… ses nuits
Aimer, c'est ………….. le prix
Et donner un sens à sa vie
Aimer, c'est brûler ses nuits


Aimer, c'est ce qu'y a d'plus beau
Aimer, c'est monter si haut
Et toucher les ailes des oiseaux
Aimer, c'est ce qu'y a d'plus beau

4. Expression orale
- Que feriez-vous pour l’être aimé?
- Qu’est-ce que vous lui diriez pour prouver votre amour?

5. Expression écrite:
Ecrivez une déclaration d’amour. Vous pouvez commencer par:
Pour moi, t’aimer c’est…
On peut aussi introduire le négatif en proposant aux apprenants de réfléchir à Ne pas aimer c'est...
6. Pour aller plus loin.
Allez sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Rom%C3%A9o_et_Juliette et lisez la présentation de la pièce Roméo et Juliette de Wiliam Shakespeare et de la comédie musicale française fondée sur la pièce de Shakespeare, Roméo et Juliette de la Haine à l'amour ( musique et textes de Gérard Presgurvic) dont on a tiré le clip visionné.
Que pensez-vous de la fin de cette pièce? Êtes-vous d’accord avec l’expression “aimer jusqu’à mourir” ?

vendredi 17 avril 2009

Khaled - C'est la nuit


Le matin est là, je rentre chez nous
Les rayons du soleil quand moi je m'éteins
C'est comme chaque fois, fatigue et dégoût
Et la lumière m'apaise enfin
C'est toujours pareil, aucun souvenir
La même impression, cette honte de soi
Mais toujours pareil, dormir à mourir
Et plus jamais, mais à chaque fois
C'est la nuit, c'est la nuit, c'est la nuit, c'est la nuit qui m'éloigne de toi
C'est la nuit bien plus forte que moi
C'est la nuit, c'est la nuit, c'est la nuit, c'est la nuit qui m'entraîne et me
noie
La nuit c'est l'autre face de moi
Je voudrais tellement, jurer, te promettre
D'être ce que je suis quand le jour est là
Un père, un amant mais je cesse de l'être
Quand l'ombre descend, j'oublie ma foi
Et je la sens qui vient tout près me narguer
Sans la lumière toutes mes forces me fuient
Tes larmes et tes mains ne pourront m'aider
Et je deviens mon pire ennemi
C'est la nuit, c'est la nuit, c'est la nuit, c'est la nuit qui m'éloigne de toi
C'est la nuit bien plus forte que moi
C'est la nuit, c'est la nuit, c'est la nuit, c'est la nuit qui m'entraîne et me
noie
Ma face noire un autre que moi
C'est la nuit, c'est la nuit, c'est la nuit qui me prend chaque
fois
La nuit qui se moque bien de moi
C'est la nuit, c'est la nuit, c'est la nuit, c'est la nuit qui m'impose sa loi
Qui nous vole à nous, me vole à toi
C'est la vie, c'est l'envie, c'est la vie
C'est l'envie qui m'arrache à tes bras
La nuit qui m'attire tant dis pourquoi ?
C'est la nuit, c'est l'envie
C'est la nuit, c'est la nuit qui ne me lâche pas
La nuit qui m'entraîne oh retiens-moi

Exercices récapitulatifs - la Xe

Textes

Lisez et traduisez les fragments soulignés:

Brigitte, 39 ans, enseignante.

« La vie d’enseignant c’est assez fatigant. Moi je suis prof dans un collège, je fais ce métier depuis 15 ans et j’aime bien ce métier mais ne croyez pas que le métier d’enseignant c’est tranquille ! Les cours demandent beaucoup d’énergie, surtout avec certains élèves ou certaines classes qui n’ont pas envie de travailler. Il faut préparer les cours, corriger les devoirs des élèves etc. Il y a aussi des réunions avec les autres profs, on discute du programme etc. Le soir, je rentre complètement épuisée ! Je n’ai pas envie de lire (ou je suis trop fatiguée pour lire), alors je regarde la télé un peu. Mais le week-end je me repose, je vais au cinéma, quelquefois on prend la voiture avec des amies et on va deux jours à la campagne. Mais c’est vrai les enseignants ont beaucoup de vacances, surtout pendant l’été.»

Guillaume, 11 ans, écolier.

« Je me lève à 6h45 tous les jours, sauf le samedi et le dimanche, parce que j’ai pas école, j’ai toujours du mal à me lever le matin parce que je me couche tard, je regarde la télé jusqu’à 10 heures et maman n’est jamais contente parce que je me couche tard. Je prends une douche, mon petit déjeuner et je sors dans la rue, j’attends le bus à la station qui est au bout de ma rue. Je mets une demi-heure pour aller à l’école parce que mon école, elle est dans le village voisin. J’ai mes leçons toute la matinée mais après à 11h30 il y a la cantine où je vais déjeuner. Après la cantine, je joue une heure dans la cour de récréation puis les leçons recommencent, jusqu’à 4h30. Quelquefois je reste à l’étude mais sinon je rentre à la maison, je fais mes devoirs et je regarde la télé. Voilà ma journée. »

Adèle, 21 ans, étudiante.

« Je suis en maîtrise d’histoire, j’habite chez mes parents. Je n’ai pas toujours cours le matin mais en général je me lève à 8 heures, je prends un petit déjeuner et je file à la fac. J’habite assez loin et le trajet me prend une heure. Je prends le métro. Je déjeune au restaurant universitaire avec des copains, j’assiste aux cours, je travaille en bibliothèque, la vie d’étudiante quoi ! On a beaucoup de vacances, mais je reste à la maison en général, pour sortir ou voyager, il faut de l’argent, moi je n’en ai pas beaucoup ! Je voudrais être prof d’histoire plus tard, au lycée peut-être, on verra. Je ne regarde jamais la télé, je préfère lire, écrire aussi. J’écris des textes poétiques, j’aimerais faire un roman, raconter une histoire, dans le passé. Un roman à la manière de Walter Scott peut-être, mais plus moderne. Vous savez, raconter l’histoire d’un personnage historique fabuleux !»

Questions

- Qu’est-ce que Brigitte fait en tant qu’enseignante?

- Que fait-elle en week-end?

- Pourquoi Guillaume a-t-il du mal à se réveiller le matin?

- Où se trouve son école?

- Pourquoi Adèle préfère-t-elle rester à la maison au lieu de voyager?

- Quelles sont ses activités quotidiennes?

- Et vous, comment passez-vous vos journeés?

Grammaire

1. Mettez le verbe entre parenthèses au subjonctif présent:

1. Bien qu'il …………….le contraire, il est après tout responsable de la situation. (PRÉTENDRE)
2. Elle est encore trop jeune pour qu'on …………….lui confier ce poste de direction. (POUVOIR)
3. J'aimerais bien qu'on puisse parler à nouveau avant que vous ne ………………….(PARTIR)
4. Il faut lui téléphoner pour qu'il ………………..la chercher au plus vite. (ALLER)
5. Il n'y a pas de solution à moins qu'on ne …………des mesures radicales pour faire face à la situation. (PRENDRE)
6. Quoi que vous …………………., ça ne changerait rien à l'affaire. (FAIRE)
7. Ils ont promis de continuer à manifester jusqu'à ce que leurs révendications …………………..prises en considération par les autorités locales. (ÊTRE)
8. Elles font très attention, de peur qu'on ne ……………………..leur projet. (REFUSER)
9. Je vais le faire tout de suite à condition que tu …………………….aussi. (VENIR)
10. Ils ne me feront pas changer d'avis, quoi qu'ils ……………………(DIRE)

2. Mettez le verbe entre parenthèses à l’infinitif passé:

1. Je prendrai ma décision après ( étudier) ……………… vos arguments. 2. Nicolas est désolé de ne pas (venir) ……………….. hier. 3. Après (classer) ……………….. les dossiers, pourriez-vous taper cette lettre ? 4. Je regrette de t' offrir) ……………….. un caméscope car tu ne l'utilises jamais. 5. C'est une bonne idée d' (organiser) ……………….. une fête surprise pour l'anniversaire de François ; il en était très heureux. 6. Avant de (devenir) ………………. acteur, Louis travaillait comme serveur dans un restaurant. 7. Je regrette d’ (prononcer)………………ces mots. 8. J’ai eu peur d’ (perdre) ………………le livre de français. 9. Mes parents s’excusent pour m’ (juger) ………………trop sévèrement. 10. Il a été condamné pour (voler) …………. de l’argent.

Etiquette et savoir vivre

Les Français, comme tous les peuples, partagent un certain nombre de codes et de conventions qui règlent les comportements de chacun dans la vie en société. Ces codes forment ce qu’on appelle la politesse, le savoir vivre, les bonnes manières, ou encore l’étiquette. Ces codes de comportement facilitent les relations entre individus, ils contribuent à créer une harmonie sociale. Ils définissent également ce qui est attendu, permis ou interdit dans certaines situations, dictent les obligations de chacun envers la hiérarchie sociale, entre hommes et femmes (la galanterie). Souvent, ils permettent aussi de “situer” un individu par rapport à la norme : l’ignorance ou la connaissance de certains protocoles révèlent en effet un manque dans l’éducation, ou au contraire, des qualités.

Bonnes et mauvaises manières

Il faut respecter l’heure, la ponctualité est un acte essentiel du savoir-vivre. Si quelqu’un vous donne rendez-vous dans la rue ou dans un lieu public à une heure précise, on doit arriver à l’heure, le maximum qui peut être toléré est cinq minutes de retard. S’il s’agit d’un rendez-vous d’affaires, professionnel, chez le médecin, le dentiste, il est recommandé d’arriver cinq ou dix minutes plus tôt. Les Français ont la réputation d’être souvent en retard; vrai ou faux, un retard est toujours considéré comme impoli.

En France, on s’abstient de téléphoner après 22 heures, sauf à des amis intimes.

Cracher dans la rue est absolument interdit. Roter en public est très impoli. Bailler sans mettre sa main devant la bouche, se moucher ou éternuer bruyamment sont également des comportements très mal considérés.

Dans la rue, il y a des passages spéciaux (devant les feux rouges ou non) que les piétons utilisent pour traverser. Ne pas utiliser les passages piétons, qu’on appelle aussi les « clous », est mal considéré, même si en France ce code de bonne conduite est loin d’être toujours respecté.

Dans les transports publics (bus, train, métro), il est d’usage d’offrir son siège à une personne âgée, à une femme enceinte, à une personne avec un enfant.

Dans un ascenseur, dans les transports en commun, dans la rue, on ne fixe pas les gens du regard. Dévisager une personne est considéré comme très impoli. Parler bruyamment à une personne qui nous accompagne ou au téléphone est également mal considéré.

A la fin d’un repas, il est normal en France de partager l’addition de manière égale entre tous les convives, sauf si l'un d'entre eux insiste pour tout payer. En revanche, il est toujours d’usage dans un dîner à deux qu’un homme invite la femme qui l’accompagne, même si cet usage est moins courant parmi les jeunes gens.

Dans une file d’attente, il faut faire la queue comme tout le monde et attendre patiemment son tour. Il est extrêmement impoli de dépasser quelqu’un ou de venir s’adresser directement au guichet pour traiter ses affaires. Ceux qui se permettent ce comportement seront sanctionnés du regard, ou verbalement sermonnés..

On doit dire merci lorsqu’on reçoit quelque chose, lorsqu’on nous rend un service. Si l’on reçoit un cadeau, il n’est pas impoli de l’ouvrir immédiatement. On peut cependant le faire après une petite phrase conventionnelle : « Est-ce que je peux l’ouvrir tout de suite ? ». Même si le cadeau n’est pas de votre goût, ou n’est pas ce que vous attendiez, on ne montre pas sa déception.

Salutations

Lorsqu’on entre dans une pièce où il y a des gens, il est d’usage de dire bonjour en arrivant, mais il n’est pas obligatoire de serrer toutes les mains. Les Français sont plutôt formels dans la rencontre, ils associent en général un geste – serrer la main – avec la parole. S’il s’agit d’une première rencontre, on pourra dire : “Enchanté”, “Ravi de vous rencontrer”, ou tout simplement annoncer son nom : “Bonjour, Marcel Duchamp”. Si l’on est présenté à quelqu’un, il est préférable d’attendre que cette personne vous tende la main pour la saluer.

La poignée de main (i.e., l’acte de serrer la main à quelqu’un) est bien plus habituelle en France que dans les pays anglo-saxons par exemple. En arrivant au bureau le matin, il est fréquent que les Français lancent un “Bonjour, ça va?” ou un “Salut Philippe!” en se serrant la main, même s’ils se sont vus la veille. Le soir, en se quittant, il n’est pas rare qu’on se serre la main une nouvelle fois. Serrer la main est ainsi un rituel d’ouverture et de fermeture de la rencontre, l’acte de se saluer et de se quitter est fortement marqué par ce geste. Une rencontre de moins de cinq minutes – dans la rue par exemple – peut être introduite par une poignée de main et terminée par une autre.

Les salutations entre hommes et femmes sont augmentées d’un geste supplémentaire : faire la bise. Il n’est pas anormal de serrer la main à une femme, mais un homme embrassera plutôt sur chaque joue une femme qu’il connaît : parent, collègue ou amie. Assez souvent, lorsque la relation n’est pas encore très développée, un homme prendra la main d’une femme pour la saluer mais se penchera en même temps vers elle pour l’embrasser, signifiant ainsi que la relation est plus proche, plus amicale. Tout comme la poignée de main, faire la bise marque fortement le temps de la rencontre, et là aussi, il n’est pas inhabituel qu’une brève conversation dans la rue soit introduite par des bises et finie par d’autres bises en se quittant, même après quelques minutes.

Ce rituel de la bise provoque quelquefois des hésitations, ou même des embarrassements : bien qu’embrasser une fois sur chaque joue semble être la norme, certaines personnes prolongent jusqu’à trois, ou quatre bises, embrassant ainsi dans le vide si l’autre personne s’est déjà retirée. Si c’est le cas, on rit puis recommence, en précisant quelque chose comme “Moi, j’en fais quatre !” Les femmes se font plus souvent la bise entre elles que les hommes le font entre eux, sauf s’il s’agit d’un proche parent (père, frère, cousin etc.) Lorsque les hommes s’embrassent, on parle plutôt d’une “accolade”, qui consiste à mettre ses bras autour du cou, tout en donnant quelques tapes dans le dos.

Dans le cas où deux personnes se rencontrent d’une certaine distance (de chaque côté de la rue par exemple), un certain code est aussi en usage : si l’on connaît bien cette personne, et si la relation avec elle est plutôt informelle, un petit signe discret de la main est d’usage. En revanche, si l’on croise dans la rue une personne avec laquelle on entretient une relation formelle (professeur, supérieur hiérarchique etc.) ou qu’on connaît assez peu, il est préférable de marquer cette rencontre par un hochement de la tête seulement. Si cette personne est accompagnée, il est recommandé de s’abstenir de faire un signe, sauf si cette personne fait elle-même un geste. Enfin, si la personne ne vous a pas remarqué (ou fait semblant de ne pas vous remarquer), là encore, il est préférable de ne faire aucun signe.

Tu ou vous ?

Un simple pronom et une forme verbale font un monde de différence dans les relations interpersonnelles en France. Le passage du “vous” (formel) au “tu” (informel) est un rituel fréquent, qui marque l’évolution d’une relation. Utiliser le pronom tu signifie en effet plus de proximité, plus d’intimité, moins de formalité dans les contacts, la communication et même les sujets de conversation. Ce changement est immédiatement perceptible pour chaque individu, une sorte de relâchement mental et physique se produit, qui transforme la façon d’agir et de se comporter. Le passage du vous au tu se fait plus facilement entre personnes du même sexe que de sexes opposés, l’âge joue aussi un rôle important. Ce passage est souvent formalisé par une question posée ainsi : “On pourrait se tutoyer maintenant, ce serait plus simple ?” ou “Ça vous dérangerait si on se tutoyait ?”

Il y a un grand nombre de cas de tutoiement spontanés : les jeunes enfants par exemple s’adressent aux adultes en utilisant le pronom tu jusqu’à ce qu’ils apprennent – vers 7 ou 8 ans – à distinguer les circonstances où il faut faire un choix. Par ailleurs, les jeunes du même âge, les adolescents, se tutoient de manière spontanée, sans distinction de sexe. Les membres d’une même famille se tutoient : sauf dans des cas aujourd’hui exceptionnels, les enfants ne disent jamais vous à leurs parents. Le tu spontané est aussi d’usage dans certains cercles, clubs, associations; cela a pour effet de renforcer le sentiment d’unité et d’appartenance au groupe.

En général, on vouvoie les personnes que l’on rencontre pour la première fois, le supérieur hiérarchique, une personne plus âgée que soi. Il existe certains cas où une personne est autorisée à tutoyer, tandis que son interlocuteur emploie le vous : un professeur parlant à un jeune élève, un adulte à un jeune enfant, une personne âgée s’adressant à une personne beaucoup plus jeune. Cette situation n’autorise pas la personne qui est tutoyée à tutoyer son interlocuteur à son tour, ce qui montre que le vouvoiement n’est pas seulement une marque de formalité, mais aussi un indicateur de hiérarchie sociale qui permet de montrer son respect.

Dans une première rencontre, le choix entre le vous et le tu n’est pas toujours facile, il existe des circonstances où l’on hésite, et où une solution doit être trouvée verbalement. Même si le premier contact est chaleureux, il est plus prudent d’utiliser le vous jusqu’au moment où les interlocuteurs trouvent un protocole. En général, c’est la personne la plus âgée, ou celle qui se trouve dans une position hiérarchique supérieure, ou celle qui reçoit qui va décider : “On pourrait peut-être se dire tu?” Dans les régions du sud de la France, ainsi qu'en Espagne ou en Italie, dire tu dès la première rencontre est beaucoup plus fréquent que dans le nord, où souvent le tutoiement spontané est ressenti comme une agression.

L’usage du vous a longtemps prédominé dans la société française, jusqu’à la fin du 18e siècle. Le philosophe des Lumières Jean-Jacques Rousseau, auteur de Emile, ou de l’éducation (1762), juste avant la Révolution, recommande ainsi le tutoiement systématique dans la famille. Aujourd’hui, l’usage du tutoiement est de plus en plus répandu, notamment parmi les jeunes générations. On attribue généralement cette évolution à l’influence de la langue anglaise, dans laquelle le pronom “you” est perçu comme l’équivalent du “tu” français, ce qui n’est pas nécessairement vrai.

Etre reçu

Lorsqu’on est invité pour une soirée, un dîner, un cocktail chez quelqu’un, il est nécessaire d’observer cette règle : ne pas arriver à l’heure ! En d’autres termes, si l’on est invité pour 19 heures, il est d’usage de se présenter 10 ou 15 minutes plus tard, car arriver plus tôt serait arriver trop tôt. En revanche, si l’on prévoit un “vrai” retard de plus de trente minutes, il est poli de téléphoner à ses hôtes pour les prévenir.

Que peut-on apporter à ses hôtes lorsqu’on est invité ? Un bouquet de fleurs bien sûr (le plus naturel possible, et sans papier d’emballage), mais une bouteille de bon vin ou une boîte de chocolats sont probablement un meilleur choix. Il faut en effet considérer que votre hôtesse, si elle reçoit beaucoup d’invités, ne sera peut-être pas très disponible pour s’occuper de plusieurs bouquets de fleurs qu’il faut préparer, mettre en vase etc. L’élégance suprême consiste à envoyer des fleurs avant, la veille ou le jour de l’ivitation, avec une carte de visite et quelques mots de remerciements.

Les Français aiment la conversation en général, mais elle doit rester de “bon ton” selon l’usage. Ne rien dire est considéré de mauvais goût, mais vouloir trop briller est également mal considéré. On évitera des sujets de conversation trop polémiques, comme la politique, la religion, la morale, les impôts, afin de ne pas révéler trop ouvertement ses opinions. Il faut également éviter de critiquer certaines professions (avocats, enseignants, médecins etc.), car il est toujours possible que l’un des invités exerce l’une de ces professions. Parler trop de soi-même ou monopoliser l’attention sur soi est également mal considéré. Il faut attendre que son interlocuteur ait fini sa phrase pour parler à son tour, il faut éviter aussi de contredire ouvertement cette personne, même si l’on ne partage pas ses opinions. Il est important d’écouter ce qu’on nous dit, en particulier les réponses aux questions que l’on a posées. Il est impoli de “retenir” quelqu’un pendant trop longtemps, même si cette personne paraît vous écouter avec intérêt. Si un autre invité salue et s’adresse à la personne à qui l’on parle, il est préférable de les laisser pour se joindre à un autre groupe.

Lorsque l’on quitte ses hôtes, il est bien sûr essentiel de les saluer et de les remercier personnellement. En général, il n’est pas nécessaire de saluer les autres invités avant de partir, mais les circonstances peuvent varier grandement. Dans le cas d’un petit groupe, il est évident que votre départ sera remarqué, il sera alors poli de saluer tout le monde, soit individuellement, soit en s’adressant au groupe. Il est possible aussi qu’un départ entraîne plusieurs autres départs. Les salutations de départ peuvent parfois durer un certain temps chez les Français, il n’est pas rare en effet qu’après les “au revoir” d’usage, la conversation soit relancée à nouveau pour quinze ou vingt minutes. L’idée de “partir” pour les Français est plus un “projet” qu’une intention ferme et déterminée que l’on exécute immédiatement. En bref, un départ trop brusque sera considéré comme anormal et impoli.

Il est poli d’envoyer un message de remerciement ou de téléphoner à vos hôtes le lendemain de leur invitation, mais cet usage est beaucoup moins répandu en France qu’en Allemagne ou dans les pays anglo-saxons. Si vous avez fait des promesses à vos hôtes ou à l’un des invités, tenez ces promesses, sauf si vous avez réalisé que c’est le vin et non la raison qui vous a fait parler !

Manières de table

Le repas autour d’une table avec des convives est un temps où les qualités de savoir-vivre et de politesse de chaque individu sont largement testées. Les invités autour d’une table mangent, mais se parlent aussi, s’observent, s’écoutent sur une période qui peut souvent durer plus de deux heures.

C’est généralement l’hôtesse qui place ses invités à table, il faut donc attendre qu’elle vous indique votre place. En général, si vous êtes un homme, vous serez placé entre deux femmes, car la maîtresse de maison souhaite alterner les convives de chaque sexe. Les hommes normalement ont le devoir de s’occuper et de faire la conversation avec leur voisine.

La serviette que l’on a trouvée placée sur son assiette sera posée à moitié dépliée sur ses genoux (pas autour du cou !), et les mains (pas les coudes !) seront placées sur la table, de chaque côté des couverts. On trouvera les couteaux et la cuillère pour le potage à droite de l’assiette, alors que les fourchettes seront à gauche. Il est fréquent que trois verres soient placés devant l’assiette : le plus grand sera pour l’eau, le plus petit pour le vin blanc, et le moyen pour le vin rouge. Le pain est placé dans une corbeille non loin de soi, mais l’usage interdit d’en prendre un morceau pour “grignoter” avant le premier plat (on peut le faire au restaurant cependant). On ne boit pas avant d’avoir mangé et c’est l’hôtesse qui invitera les convives à commencer.

Les invités se servent généralement eux-mêmes en se passant les plats. Les hommes se chargent de servir les femmes, ainsi que de remplir leur verre. Si vous jugez que vous avez assez bu, laissez votre verre plein, on ne vous reservira plus ! Lorsque vous buvez, n’oubliez pas de vous essuyer les lèvres avant, afin de garder votre verre transparent durant tout le repas. Essuyez vos lèvres aussi après, si possible en tenant votre serviette à deux mains. Si l’hôtesse vous demande de vous reservir, il est poli de refuser une première fois, pour ne pas avoir l’air gourmand. Attendez qu’elle vous demande une nouvelle fois pour accepter. En revanche, si vous n’aimez pas un plat, essayez d’en manger un peu quand même, pour ne pas offenser vos hôtes. Enfin, l’usage de laisser un petit quelque chose dans l’assiette pour montrer qu’on n’est pas gourmand ou qu’on a assez mangé n’est en fait guère pratiqué : les convives ont plutôt le sentiment que ne pas finir son assiette risque d’offenser les hôtes et surtout l’hôtesse, qui a choisi et préparé les plats.

Les règles de savoir vivre à table sont nombreuses, ce sont avant tout des interdits : on ne parle pas la bouche pleine, on ferme la bouche en mangeant; on ne souffle pas sur le potage pour le refroidir; on ne coupe pas sa salade avec son couteau, ni son omelette, ni les pâtes. Les pommes de terre ne doivent pas être écrasées, mais séparées avec le côté de la fourchette. On “pousse” les morceaux de viande, les légumes sur sa fourchette avec un morceau de pain, pas avec le couteau. On ne prend jamais une arête de poisson avec ses doigts, on la dépose du bout des lèvres sur la fourchette et on la place sur le côté de l’assiette. Il est normalement très impoli de “saucer” son assiette avec du pain, bien que la tentation soit grande ! On n’écrase pas le fromage sur son pain, on le mange par morceaux. On ne coupe pas le pain avec son couteau, on le “rompt” avec ses mains. Lorsqu’on a fini,, on pose ses couverts (fourchette et couteau) sur son assiette, sans les croiser, la pointe de la fourchette tournée vers le bas. L’usage du cure-dents est rigoureusement interdit, on n’en trouve pas sur la table. Lorsque l’hôtesse en donne le signal, les invités peuvent quitter la table, ils déposent alors leur serviette (non pliée) près de leur assiette en se levant.

Galanterie

La “galanterie française” est l’une des fiertés nationales. Elle concerne essentiellement les relations entre hommes et femmes. Ses origines sont anciennes, remontant aux usages courtois du Moyen Age, par lesquels les chevaliers devaient honorer, servir et protéger leur dame. La galanterie révèle ainsi un certain paradoxe : alors que les femmes souffrent généralement d’un statut inférieur dans la société civile, essentiellement dominée par les hommes, elles jouissent toutefois dans la sphère mondaine et parfois domestique d’une position haute, essentiellement conventionnelle il est vrai.

Un homme galant ouvrira la porte à une femme pour la laisser passer devant lui. Cependant, s’il s’agit d’un endroit public, comme un bar ou un casino par exemple, l’homme généralement précédera la femme qui l’accompagne, peut-être pour s’assurer que l’endroit est sûr ou convenable.

Dans la rue, l’homme réserve le côté trottoir (le « haut du pavé ») à une femme, afin de la protéger des risques possibles pouvant venir du côté rue.

A la gare, à l’aéroport, c’est l’homme qui se charge des bagages lourds, il aidera à monter les valises d’une femme, à les placer dans le compartiment d’un train.

Dans un escalier, un homme précède une femme en descendant, pour la retenir au cas où elle tomberait. Il doit aussi la précéder en montant : il ne pourra pas lui venir en aide si elle trébuche, mais pour des raisons évidentes, il ne voudra pas embarrasser une femme en la suivant.

Au restaurant, un homme tirera légèrement le siège pour inviter une femme à s’asseoir. Les hommes doivent attendre que les femmes soient installées avant de s’asseoir à leur tour.

Un homme complimente sans affectation une femme sur sa manière de s’habiller, sur son élégance : « Vous êtes ravissante ce soir », « Cette couleur vous va parfaitement ». Celle-ci le remerciera avec un sourire, en acceptant le compliment.

L’homme sert à boire à la femme qui l’accompagne, lui offre les plats en premier, paie l’addition au restaurant.

Un homme aidera une femme à enlever son manteau, où à le remettre. Il la raccompagnera jusqu’à la porte, ou mieux, jusqu’à chez elle. S’il la raccompagne en voiture, il lui ouvrira la portière avant de monter lui-même. A l’arrivée, il descend de la voiture en premier pour ouvrir la portière.